• Diagramme des activités des "mouches à miel" chères au coeur de Charles


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    45 jours de vie pour une ouvrière

    2 à 3 ans pour une reine (4 à 5 ans autrefois)

    Les unes nourries à la bouillie, l’autre à la gelée royale extra-pure

                                              Quelle inégalité !

     

    Quand la reine se sent vieille elle s’en va ailleurs fonder un nouvel essaim, ça c’est plutôt sympa.

    Mais quand elle est vieille, que ses phéromones ne fonctionnent plus, les ouvrières choisissent des larves de moins de 4 jours et les nourrissent pour enfanter des reines. La première éclose tue les autres, et basta, pas de quartier !

    Quand les abeilles meurent, elles sont évacuées de la ruche ; et toc, à la poubelle !

     

    Nettoyeuse, puis ouvrière butineuse, puis nourrice, ouais l’ascenseur social fonctionne ! Mais jusqu’à un certain point : tu ne seras jamais reine, ma fille ! Tu n’es pas programmée pour ça !

    Ya quand même une justice : la reine, elle n’a droit qu’à de faux bourdons ; pas très classe.

    On se demande à quoi ils servent ; si quand même à féconder la reine. Mais après, exécution, dehors, bon débarras ! Ici il n’y a que des nanas, la parité on s’en fout !

     

    45 jours de vie ! Et encore quand il n’y a pas les autres serial killers qui se ramènent ! Heureusement que notre apiculteur préféré a trouvé une barrière qui empêche ces damnés frelons asiatiques d’entrer chez nous. Mais on ne peut plus sortir, on a faim, on a froid, et au lieu de 45, bientôt il ne nous restera plus que 4-5 jours. Tu parles d’une vie !

     

    Et puis il y a ceux qui veulent se gaver de notre gelée royale et qui exécutent nos bébés quand ils en sont recouverts !

    Inclinés ou pas à 13 degrés pour empêcher notre nectar divin de couler, les cadres n’arrivent pas à empêcher notre or liquide de filer pour abreuver ces humains même pas capables de nous protéger.

     

    A la manif ! On va faire une ZAD, et on tiendra bon, on empêchera les envahisseurs de détruire nos maisons, de bâtir des ruches factices, et de tromper le client en chauffant et en mélangeant nos sucres d’or.

    Vive le fructose et le glucose à l’état pur !

     

    Non au métissage ! Non au massacre des innocents ! Vive les EPAD pour vieilles reines ! Vive la liberté des essaims sauvages !


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  • Trésors « en dormance »

     

    Nous passons et repassons, nous allons et nous venons dans des endroits que nous croyons familiers. Nous fréquentons et nous entendons des gens tout aussi familiers. Et nous nous formons une représentation de ce que nous pensons être le lieu, l’époque, les gens. Et nous en tirons une certaine joie, un certain bonheur, tout simple…

    Ou à l’inverse ce lieu, cette époque, ces gens nous semblent trop plats, trop banals, sans intérêt. Ou très peu. Mais il va suffire d’un déplacement de la conscience, peut-être de nouvelles  connaissances, pour que tout change.

    J’habite depuis plus d’un an dans un village qu’on appelle un « trou », dans la campagne qu’on appelle- ça c’est drôle et intéressant à la fois- la campagne « profonde ».

    Une route traverse ce bourg de part en part, presque en ligne droite, où roulent à tombeau ouvert toutes sortes d’engins. Et il n’y a pas de cheminement doux pour les piétons. Risque majeur garanti.

    Donc c’est à peine si je distinguais, en allant à la déchetterie –lieu de dépôts, de débarras, dernière étape de vie pour une majeure partie des choses- c’est à peine donc si j’avais remarqué deux simples piliers de pierre délimitant une entrée non clôturée. Entrée sur un chemin à travers une forêt où l’on aperçoit d’immenses arbres formant une voûte dense et touffue.

    Par le fait du hasard ou du destin une nouvelle association du patrimoine a été créée dans ce village. Et nous cherchions à faire l’inventaire du patrimoine local.

    Un après-midi donc nous avons rendez-vous avec le vieux monsieur qui habite en ces lieux, tout au fond de l’allée touffue, le manoir de Kerjar, dont j’ignorais l’existence et dont je n’avais pas la moindre photo. Je ne connaissais à Plourin que le manoir de Kerenneur.

    Et alors là ! Immense et émouvante découverte ! Un manoir du 16ème siècle construit sur un manoir ancien construit sur un temple….

    Quand le propriétaire m’a parlé de temple je me suis  demandé si les Templiers étaient passés par là, où les Francs-maçons : peu probable.

    Connaissant la configuration du lieu et ses nombreuses sources j’avais plutôt opté pour un temple druidique…

    Mais le fils du propriétaire m’a parlé d’une monnaie de Néron qu’il découvrit sur les lieux ; donc c’était sans doute un temple romain ? Ce qui n’exclut pas un édifice druidique plus ancien…

    Un manoir donc ; une chapelle ; une fontaine dont la statue de Saint-Yves en bois polychrome a disparu ; une remise à carrosse ! Et j’apprends que de grands mariages eurent lieu à Kerjar au 18ème siècle, ce qui est confirmé par les archives. Archives où l’on trouve de nombreuses naissances et de nombreuses morts au manoir…

    Et  deux moulins ont existé, et un étang, complétement à sec actuellement et enfoui sous les feuilles. Les propriétaires aimeraient bien remettre en eau cet étang…

     

    Est-ce que tout cela nous attendait ? Pour se réveiller ?

    Comme les sources de Plourin que nous retrouvons l’une après l’autre, comme le moulin de Kergadiou, dont un souterrain protège encore la roue, comme les tumuli dont une simple courbe atteste seule la présence, comme cette fontaine du bourg que dessina un adolescent dans les années cinquante et dont nous ne retrouvons pas trace, comme ce pont édifié pour le passage du train patates, perdu au bord d’une prairie….

    L’hiver arrive et l’effervescence dans la nature se calme, tout s’endort. A l’approche des fêtes les humains vaquent à leurs préparatifs…

    Gageons qu’au printemps les chercheurs de trésors reprendront leur quête avec enthousiasme…Et feront revivre tous ces lieux « en dormance », ce patrimoine qui n’attend peut-être qu’une seule chose : qu’on s’intéresse à lui, pour nous murmurer secrets et légendes…

     

    En attendant Joyeux Noël à tous et bonnes fêtes de fin d’année.

    L’équipe de Tenzoriou Ploerin.

     

     

     


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    Je l'avais déjà dit à certains; et la nouvelle réjouira sans doute particulièrement Henri et Anne : des petites mains ont dégagé la source de Kerilies et... par ce bel après-midi froid de fin novembre nous sommes allées la voir, Elisa a enlevé les feuilles et ô surprise ! il y bien de l'eau ! et encore cette année il a très peu plu en cet automne ; gageons qu'après l'hiver la fontaine sera remplie !

    Nous pouvons donc nous réjouir de nos recherches. Une certaine Fine doit se préparer dans l'au-delà à un bain de pieds revigorant !

    Quant au lavoir il s'est rempli.

     

    La source de Kerilies

     

    La source de Kerilies

    La source de Kerilies


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  • Grâce à Francis L'Hostis de notre association, nous avons découvert cet après-midi l'ancienne voie de chemin de fer qui traversait Plourin -enfin une partie car le remembrement est passé par là- et le pont en parfait état sur lequel passait le train patates !

     

    Au dire de Francis, le ruisseau qui passait sous le pont a été détourné et busé. Mais quand il se remplit de ciguë notamment, la buse se bouche et le ruisseau reprend son ancien cours sous le pont.

     

    L'endroit est privé, mais selon Pierre qui nous accompagnait, Elisa et moi, et qui connaît le pont depuis son enfance, les propriétaires sont arrangeants et nous permettront une visite lors d'une future promenade.

     

    Une nouvelle découverte ! Le pont de chemin de fer de Plourin

    Une nouvelle découverte ! Le pont de chemin de fer de Plourin

    Une nouvelle découverte ! Le pont de chemin de fer de Plourin

    Une nouvelle découverte ! Le pont de chemin de fer de Plourin


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